Présentation

Ce répétiteur de sonnerie permet d'allumer une lampe quand une sonnerie de téléphone retentit. L'allumage de la lampe peut être continu ou se faire au rythme des sonneries (mode clignotant).

Avertissement

Ce montage, bien que fonctionnel, n'est pas homologué. De fait, son usage sur une ligne d'un opérateur téléphonique tel que FranceTelecom n'est pas autorisé. En revanche, il peut trouver place sur un réseau interne et privé.

A savoir...

Une ligne télephonique est le siège, en temps normal (au repos), d'une tension continue de quelques dizaines de volts (environ 40 V à 48 V). Lors de l'arrivée d'une sonnerie, une tension alternative de l'ordre de 80 V se superpose à cette tension continue. C'est cette tension alternative qui permettait de faire retentir la sonnette de nos bons vieux combinés S63 à cadran, et qui est toujours détectée pour déclancher la sonnerie électronique des postes modernes. Sachant cela, il est facile de détecter la présence d'une sonnerie : il suffit de bloquer la composante continue de 48 V (qui est toujours là) avec un simple condensateur, et de s'occuper de la seule composante alternative de 80 V (présente uniquement sur présence sonnerie). 

Schéma

Pour ce qui est de la section gauche du schéma, vous trouverez sans doute une petite ressemblance avec un des schémas présentés à la page Détection sonnerie téléphonique. J'ignore s'il y a un rapport, mais ce n'est pas impossible.

ligne_tel_repetiteur_sonnerie_001

Circuit d'entrée

Le condensateur C1 bloque le 48 V continu et laisse passer le 80 V des sonneries. Comme cette tension est trop élevée, on l'abaisse à la valeur plus raisonnable de 6,8 V grâce à la résistance R1 et à la diode zener D1. La diode D2 est chargée de stopper toute tension alternative et le condensateur C2 assure le filtrage de l'alternance positive qui reste du redressement. On se retrouve donc ici avec une cellule de redressement Diode / Condensateur (D2 / C2) classique, tel qu'on la retrouve dans un redressement mono-alternance d'une alimentation secteur simple. La prudence impose d'isoler le montage électronique qui tirera profit de ce détecteur de sonnerie, c'est le pourquoi de la présence de l'optocoupleur U1. Le courant qui circule dans la led de l'optocoupleur est limité par la résistance R2, et avoisine les 10 mA.

Circuit de sortie

Le transistor de sortie de l'optocoupleur, monté en collecteur commun (suiveur de tension) transmet une tension positive sur son émetteur quand une sonnerie retentit. Cette tension, un peu inférieure à la tension d'alimentation qui est ici de 6 V (4 grosses piles de 1,5 V par exemple), charge le condensateur C3 au travers de la diode D4. Si le commutateur SW1 est en position haute (vers émetteur du transistor de l'optocoupleur), alors la base du transistor de puissance TIP122 se voit appliquer une tension qui le rend conducteur et fait s'illuminer la lampe L1. Si la sonnerie s'interromp, le transistor de puissance Q1 se bloque et la lampe L1 s'éteint. Si maintenant on bascule l'inverseur SW1 en position basse (sur C3 / R4), le transistor Q1 va continuer à conduire car le condensateur C3 va se décharger lentement, dans R4, R5, R6 et le transistor lui-même. L1 restera donc allumée entre les sonneries. Quand les sonneries cessent totalement, la lampe L1 finit par s'éteindre tout doucement, au bout de quelques secondes. Vous pouvez tout à loisir tester d'autres valeurs pour C3, pour trouver le temps d'allumage de L1 qui vous convient. Sachez cependant que si la valeur de C3 est trop faible, la lampe L1 va baisser d'intensité entre chaque sonnerie. Après tout, l'effet lumineux obtenu peut être sympa...

Circuit imprimé

Non réalisé.

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